remorquage

Le remorquage


Je pense que cet article va intéresser beaucoup de monde, car hormis le vol de pente ou l’électrification de votre planeur, je ne vois pas comment votre planeur va monter en altitude !
Depuis plus de 15 ans que je pratique du remorquage et que j’organise des rencontres grandes plumes, j’en ai vu des remorqueurs de toute forme, de toute puissance et toutes ces années à remorquer  m’on appris beaucoup de choses, en premier qu’il faut connaitre et piloter des planeurs pour bien remorquer, ensuite anticiper (et ceci est nettement moins facile) les mouvements du planeur et ne pas oublier la masse du remorqueur pour la présentation et l’atterrissage, en tout dernier et non des moindre, la sécurité ; une hélice qui tourne à 1000 tours minute peut en couper des doigts, un remorqueur moteur  au ralenti peut accélérer tout seul par interférence ou par la sangle de la radio qui se prends dans le manche des gaz lorsque vous prenez votre émetteur ! Etc…
Quel vaste sujet, pour le comprendre plus aisément, je vais le scinder en 3 parties :
Le remorqueur, les « A coté du remorqueur » et enfin le planeur.

Ici pas moins de 6 remorqueurs tous différents. Photo D B
Les planeurs sur le parking. Photo D B

Le remorqueur : Pour débuter et en fonction de votre niveau de pilotage sera de préférence à aile haute ou posée sur le fuseau, car plus sain à piloter « effet pendulaire », la motorisation de préférence moteur thermique à  essence, ils sont très fiable maintenant et nettement moins onéreux que ceux à méthanol  ou électrique.
Bien que l’atterrissage soit plus difficile avec un « deux roues » le remorqueur bi roues est plus solide car le train principal qui comporte ces deux roues est plus épais que celui d’un trois roues, plus facile à transporter et à mettre en œuvre.
Il y à plein de modèles tout fait dans le commerce d’une envergure d’environ 2.50 m à des prix abordables du style du Taxi 2400 de chez Graupner.
Si vous êtes un peu moins débutant, vous pouvez passer aux modèles plus évoluer avec un train tricycle du style du « Bidule » de chez Topmodel ou équivalent, qui déjà atteint presque le double du premier au niveau tarif.
L’important est que ce remorqueur possède des ailerons et des volets d’atterrissage, des servos de bonne voir très bonne qualité, un récepteur fiable et posé dans de la mousse anti vibration, 2 accus de réception et je vous conseille un interrupteur  électronique car ceux à glissière avec les vibrations sont à proscrire.

Un crochet de remorquage situé le plus proche du centre de gravité et actionné par servo de qualité. Pour les modèles qui ont des grandes verrières (Midour etc.) il est conseillé de mettre deux largages au plus proche de CG sur les flans et faire un grand V au départ de la corde de traction. Je vous conseille un deuxième crochet de remorquage situé juste après le premier en direction de la dérive qui lui sera fixe (un émerillon de bonne qualité fera l’affaire) ceci vous permettra de peut-être sauver votre remorqueur lors d’un atterrissage ou le fil ce sera pris soit dans un arbre ou un piquet ou autre.


Ensuite le faire voler  avec un copain à coté de vous (de préférence connaissant le remorquage) qui vous guidera lors des premiers vols. Quand vous aurez vidé un bidon de 5 l d’essence avec une dizaine d’atterrissage par plein, vous commencerait à comprendre la différence entre un avion et un remorqueur, servez vous des volets en fonction du vent (beaucoup de vent 20 km/h) pas de volet, pas de vent volets à 45°, au début ne chercher pas à monter des planeurs dépassant les 4 m pour vous faire « la main » et le plus facile est de monter en faisant des S face au vent avec des virages très lents, prenez vos marques lors de vos essais dans un sens et dans l'autre au niveau des présentations afin de ne pas stresser et tout devrait bien se passer, les tous premiers remorquages prenez un "moustachu derrière vous", cela facilitera bien les choses.

2 de plus lors de la première rencontre à la Banne d'Ordanche. Photo O M

Les : A coté du remorquage : une corde de 25 m minimum (jusqu'à 4.5 m et après 30 m) servira de câble de remorquage avec à chaque extrémité un fusible en fil de nylon, coté remorqueur du 30 kg et coté planeur du 15 kg. Coté remorqueur une deuxième boucle de même longueur que la première en fil de nylon de 5 kg pour fixer sur l’émerillon.
Astuce dès que le planeur c’est largué il faut larguer le fil qui sera retenu par la boucle fixée sur l’émerillon et si toute fois ce dernier s’accroche quelque part, votre remorqueur est sauvé car la boucle casse, il suffit avant chaque décollage de refixer la boucle du câble de remorquage.
Lors des rencontres que j’organise, je mets un piquet équipé de plusieurs boucles pour différents poids de planeur, les pilotes planeurs se servent et lors de leurs attentes dans la file pour être remorqués, ils ont tout le temps pour effectuer leurs  essais  de décrochage, ceci à l’avantage qu’ils sont moins stressés et de ne pas faire attendre le remorqueur

Les pièges à éviter : il arrive trop souvent que le câble de remorquage se détende lors de la monté et surtout dans les virages, beaucoup pensent qu’il faut que le planeur aide en virant légèrement à l’envers  pour augmenter la tension et le problème est qu’a la sortie du virage ils ont plus de vitesse que le remorqueur compte tenu de leur « déport ».
 Ceci est valable que pour les grand planeurs dépassant les 5 m, qui plus est que les remorqueurs  actuel sont plus motorisés qu’au paravent, donc l’idéal est que le planeur reste à plat, le remorqueur fera le reste.
Un autre point lorsque le planeur «louvoie » derrière (vitesse excessive pour le planeur), il suffit de monter d’avantage avec le remorqueur.
Lorsque le planeur reste est en dessous du remorqueur, soit vous lui dites de monter d’avantage ou vous larguer le câble, car les conséquences sont parfois grave.

Le distributeur à boucles. Photos D B

Le planeur : Faire une fente proche du nez (10 cm) dans laquelle viendra se prendre la boucle, à l’intérieur une gaine avec une C A P de 20/10 fera l’affaire. Dans tous les cas mettre un bon servos (5 kg de poussée) pour larguer le câble, trop souvent les planeurs « pendus » ne peuvent pas décrocher, bien vérifier avec une boucle le fonctionnement du système tout en tirant sur la boucle pour regréer le vol.
Pour ceux qui ne possèdent pas de largage traditionnel, il est possible de se faire remorquer avec du « velcro » à la place de la boucle en dessous du fuselage à environ 10 cm du nez, pour larguer il suffit de cabrer un coup sec pour que le velcro se décroche.  

Positionnez vous à coté du pilote remorqueur afin de vous causer lors de la montée, décoller avant le remorqueur et rester en palier à 50 cm sol, ceci aide le remorqueur, maintenez votre planeur toujours au dessus du remorqueur et juste derrière lui, rester toujours à plat même dans les virages (hormis les très grands planeurs), , une fois  la montée effectuée  dîtes « largué » pour confirmer votre action et merci c’est un minimum…
Les planeurs dans le chenal d'attente. Photo D B

Le remorquage apporte beaucoup de stress pour les non initiés  donc l’idéal est de bien le préparer pour éviter le maximum de pièges et tout comme un débutant au remorquage, faites vous assister lors des premières montées, car on subit la puissance du remorqueur sans la maitriser.
Un petit coup de main lors du démontage du remorqueur lui fera  certainement plaisir,  car grâce à lui, cela vous a permit de voler en toute quiétude et ceci renforce les liens à l’intérieur d’un club.
Et pour conclure, je dirais que le remorquage apporte beaucoup de convivialité dans un club, les pilotes se sentent plus unis, les uns ayant besoin des autres et vice versa et également le respect, chose qui à notre époque à une tendance à disparaitre de plus en plus…

Bien qu'ayant beaucoup de pentes, au club nous faisont 2 journées par mois de remorquage, donc si l'envie vous "'titille", venez nous voir.

Duo Dicus de 8.50 m de Frédéric REMI. Photo OM